Halim Zehrir veut y croire dur comme fer

PUBLIÉ LE 25/07/2008 À 05H13

C'est un peu le « papa poule » de Sow. L'homme par qui le jeune pugiliste hémois est parvenu à récolter les fruits d'un inlassable travail quotidien.

Mais quand Zehrir parle de son poulain, ce sont aussi des mots choisis. « C'est vrai que notre amitié est puissante, solide. Daouda n'a jamais oublié d'où il venait. C'est moi qui lui ai montré le chemin, et maintenant qu'il est au sommet de son art, il me le rend bien. » Plus que de l'amitié ? Sans doute. Le mentor hémois parle d'ailleurs « d'une grande histoire d'amour depuis qu'il est tout petit(sic). » Drôle d'histoire, en fait, que l'arrivée de Daouda au Boxing-club hémois.

« On ne peut pas dire qu'il était dans la rue, confie Halim. Son arrivée a coïncidé avec la création du club en 1995. Daouda était scolarisé à Baudelaire à Roubaix. Il travaillait plutôt bien à l'école et se destinait à poursuivre ses études. À l'époque, il m'avait même promis de ne pas faire de la boxe, son métier. Le sport n'est qu'un à-côté. J'ai une devise : "plutôt docteur que boxeur"... »

« Coup de pouce »

À 45 ans, celui qui n'a jamais quitté le petit prodige qu'est Daouda Sow entend aller jusqu'au bout de l'aventure. Les JO de son protégé, il pourra les vivre en direct, sur place, grâce à l'aide obtenue par la municipalité de Hem. Cette dernière a ainsi vu en Sow un excellent vecteur de communication.

« La mairie m'a donné ce coup de pouce. D'ailleurs, toutes les municipalités dont sont issus les représentants de l'équipe de France de boxe, ont aidé leur entraîneur respectif. C'est vraiment une initiative très gentille. » Halim s'envolera donc le 9 août pour Pékin. « Daouda boxera le 11. C'est un tirage au sort intégral, on ne connaît donc pas le premier adversaire. Il va falloir qu'il fasse son petit bonhomme de chemin. » Classé n°11 mondial avant l'épreuve olympique, Sow a sans doute les moyens d'approcher le podium, avec l'espoir d'être le dix-septième médaillé olympique de l'histoire du Noble Art tricolore.

« Il en a les moyens, répète Zehrir. Il a, par exemple, déjà battu le vice-champion du monde italien. » Une référence, certes, mais certainement pas un signe. À Pékin, on remettra les compteurs à zéro. • D. P.

La Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Roubaix/actualite/Sport_Metropole_Lilloise/2008/07/25/article_halim-zehrir-veut-y-croire-dur-comme-fer.shtml

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